
Licenciement
Motifs, procédure, délai de douze mois, indemnités.
Droit du travail
La rupture conventionnelle permet de quitter son emploi d’un commun accord avec l’employeur, en conservant ses droits au chômage. Encore faut-il en négocier les conditions et vérifier la convention avant de la signer.

La rupture conventionnelle concerne les salariés en contrat à durée indéterminée. Elle ne peut être imposée ni par l’employeur ni par le salarié : chacun reste libre de la refuser. Le principe et les conditions de la rupture sont discutés lors d’un ou plusieurs entretiens, au cours desquels le salarié peut se faire assister par un membre du personnel ou, en l’absence de représentants du personnel, par un conseiller du salarié.
Le salarié perçoit une indemnité spécifique de rupture conventionnelle, qui ne peut être inférieure à l’indemnité légale de licenciement, ni, dans la plupart des secteurs, à l’indemnité prévue par la convention collective. Ce montant est un plancher : il est souvent possible de négocier davantage, selon votre ancienneté, votre situation et le contexte du départ.
Les autres éléments comptent tout autant : la date de fin du contrat, les congés payés, la clause de non-concurrence, les primes ou avantages en cours.
Pour les salariés protégés, l’homologation est remplacée par une autorisation de l’inspection du travail.
La convention peut être contestée devant le conseil de prud’hommes dans les douze mois suivant la date d’homologation. Elle peut être annulée si le consentement du salarié a été vicié, par exemple en cas de pressions ou dans un contexte de harcèlement. La rupture produit alors les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, voire d’un licenciement nul.
Étapes
Faut-il accepter ? Analyse de votre situation et des alternatives possibles.
Indemnité minimale légale ou conventionnelle, droits annexes, incidence sur le chômage.
Préparation des entretiens et, si vous le souhaitez, échanges avec l’employeur ou son conseil.
Vérification de la convention et du formulaire avant signature.
Rétractation, homologation, documents de fin de contrat.
FAQ
Oui, sous réserve des conditions d’affiliation. La part de l’indemnité qui dépasse le minimum légal peut toutefois retarder le début du versement des allocations.
Oui. La rupture conventionnelle suppose l’accord des deux parties : ni le salarié ni l’employeur ne peut l’imposer. En cas de refus, d’autres solutions existent selon la situation, à étudier au cas par cas.
Oui, dans un délai de 15 jours calendaires à compter de la signature. La rétractation se fait par lettre adressée à l’autre partie, de préférence recommandée avec avis de réception ou remise contre récépissé, pour pouvoir prouver sa date.
La jurisprudence l’admet, y compris pendant un arrêt consécutif à un accident du travail, en l’absence de fraude ou de vice du consentement. La vigilance s’impose toutefois, surtout lorsque l’arrêt est lié aux conditions de travail.
Première consultation de 45 minutes au cabinet, par téléphone ou en visio. Une convention d’honoraires claire vous est remise avant tout engagement.
Pour aller plus loin

Motifs, procédure, délai de douze mois, indemnités.

Preuves, alertes, prud’hommes et plainte pénale.

Indemnité, date de fin, droits annexes, chômage et consentement : les vérifications indispensables.