
Droit pénal
Défense des personnes mises en cause et accompagnement des victimes.
Droit pénal
Violences, vol, escroquerie, harcèlement : être victime laisse des traces. Le cabinet vous accompagne pour que la procédure avance et que l’ensemble de vos préjudices soit reconnu et indemnisé.

Une plainte peut être déposée dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie, qui sont tenus de la recevoir, ou adressée par écrit au procureur de la République. Une plainte écrite, rédigée avec un avocat, permet d’exposer les faits de manière complète et de joindre d’emblée les pièces utiles : certificats médicaux, photographies, messages, témoignages.
Les délais pour agir sont en principe d’un an pour les contraventions, six ans pour les délits et vingt ans pour les crimes, avec des règles particulières pour certaines infractions, notamment celles commises sur des mineurs.
Le procureur peut décider de ne pas poursuivre. Un classement sans suite n’est pas une fin en soi : la victime peut former un recours auprès du procureur général, faire citer directement l’auteur devant le tribunal lorsque les faits et son identité sont établis, ou déposer une plainte avec constitution de partie civile devant le juge d’instruction, en principe après une première plainte classée ou restée trois mois sans suite.
En se constituant partie civile, la victime devient partie au procès : elle a accès au dossier, peut demander des actes et présente ses demandes d’indemnisation. Tous les préjudices peuvent être réparés : frais médicaux, pertes de revenus, préjudice moral, souffrances endurées, préjudice esthétique ou d’agrément. En cas de dommage corporel, une expertise médicale est souvent nécessaire pour les évaluer précisément.
Lorsque l’auteur est inconnu, insolvable ou ne paie pas, la victime n’est pas sans recours. La commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), présente dans chaque tribunal judiciaire, peut accorder une indemnisation intégrale pour les atteintes les plus graves : décès, incapacité totale de travail d’au moins un mois, infractions sexuelles notamment. Pour des préjudices moins importants, l’indemnisation est soumise à des conditions de ressources.
La demande doit en principe être présentée dans les trois ans suivant l’infraction, ou dans l’année suivant la dernière décision de la juridiction pénale. Lorsque l’auteur condamné ne paie pas les dommages-intérêts et que la victime ne peut pas saisir la CIVI, le service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions (SARVI) peut prendre le relais.
Des associations d’aide aux victimes, joignables au 116 006 (numéro gratuit, 7 jours sur 7), proposent une écoute et un accompagnement. L’avocat intervient en complément, pour la procédure et l’indemnisation.
Étapes
Récit des faits, examen des pièces, explication des démarches possibles.
Rédaction et dépôt, ou suivi d’une plainte déjà déposée.
Suivi de l’enquête, constitution de partie civile, demandes d’actes.
Justificatifs, expertise médicale si nécessaire.
Plaidoirie à l’audience, puis exécution, CIVI ou SARVI selon les cas.
FAQ
Non. Les services de police et de gendarmerie sont tenus de recevoir les plaintes des victimes, y compris lorsque l’infraction a été commise ailleurs. En cas de difficulté, la plainte peut être adressée directement par courrier au procureur de la République.
Il faut agir avant l’expiration du délai de prescription : en principe un an pour une contravention, six ans pour un délit et vingt ans pour un crime. Mieux vaut toutefois porter plainte rapidement, tant que les preuves sont disponibles.
Non, mais il est vivement recommandé, en particulier pour évaluer les préjudices, chiffrer les demandes et faire valoir vos droits à l’audience. La protection juridique ou l’aide juridictionnelle peuvent couvrir les honoraires.
L’enquête peut se poursuivre. Si les faits ont causé des atteintes graves à la personne, la CIVI peut vous indemniser même lorsque l’auteur n’a pas été identifié.
Première consultation de 45 minutes au cabinet, par téléphone ou en visio. Une convention d’honoraires claire vous est remise avant tout engagement.
Pour aller plus loin

Défense des personnes mises en cause et accompagnement des victimes.

Garde à vue, comparution immédiate, tribunal correctionnel, CRPC.

Preuves, alertes, prud’hommes et plainte pénale.